OBDK
 
Le nom du club OBDK vient de Eaux-Vives Budokan :

O: le son /o/ de Eaux-Vives
BDK: la première lettre de chacune des syllabes de BuDoKan, Budokan signifiant "Club d'Arts Martiaux".
Crée le 26 mai 2005, OBDK est une association sans but lucratif au sens des articles 60 et suivants du Code Civil Suisse.
L’association est affiliée à la Fédération Suisse de Judo (FSJ) et à l’Association Cantonale Genevoise de Judo Ju-Jitsu (ACGJJ).
 
Objectifs du club
 
Dans une ambiance amicale et conviviale, le pratiquant découvre au delà des techniques une philosophie et un code moral.
Il va lentement mais sûrement évoluer en apprenant le respect :
- du dojo
- d'une philosophie
- de ses partenaires et de lui-même.
La maxime japonaise JITA KYOEI figurant sur notre logo, résume par elle-même notre état d’esprit :
"Evolution, Prospérité mutuelle pour tous."
L'enseignement est assuré par une équipe de moniteurs tous issus des formations Jeunesse & Sports (J+S).
L'encadrement de cette équipe a été confié à :

Christian Fullemann

Ceinture noire 3e DAN de Ju-Jutsu
Moniteur J+S niveau 3
Coach J+S
 
Le Ju-Jutsu, c’est quoi ?
 
Le Ju-Jutsu moderne est une discipline d'autodéfense qui regroupe une multiplicité de principes, soit des coups et des parades, des clefs de contrôle et de luxation, des projections et des techniques de sol.
Il n'est pas seulement affaire de muscle; il est adresse, art, force intellectuelle, école de courage et joie dans l'effort.
De plus, nous retrouvons en lui un bouclier protecteur contre la violence et l'insécurité.
Les défenses sont appliquées sur des attaques à mains nues ou avec des armes. L'apprentissage de ces techniques s'adresse à un large public, hommes et femmes dès 14 ans...
 
     
 
 
 
Réflexion sur les arts martiaux
de Christian Fullemann
 
Mais au fait, les arts martiaux, c'est quoi ?
Singulière question à laquelle il n'est pas aisé de répondre de manière satisfaisante sans entrer dans un débat polémique.
De nombreuses raisons attirent les jeunes et les moins jeunes dans la pratique d'un art martial quel qu'il soit.
J'en vois personnellement trois :
 
L'aspect sportif fait que jours après jours, semaines après semaines, nous prenons le chemin du Dojo que nous découvrons vite comme un lieu différent d'une salle de sport.
Cultiver son corps, maîtriser des mouvements complexes, devenir à la fois plus souple et plus fort sont autant d'éléments motivants pour les citadins que nous sommes presque tous. Qui n'a pas ressenti cette joie de pouvoir effectuer des mouvements qui nous apparaissaient quelques temps auparavant comme irréalisables pour nous ?
 
L'esprit ou la philosophie de l'art que nous pratiquons se dévoile petit à petit avec la pratique de techniques de mieux en mieux maîtrisées. Le travail avec un partenaire privilégié ou l'initiation à un Kata sont autant d'occasions pour découvrir qu'il y a "quelque chose" derrière tout cela. C'est l'heure pour les pratiquants de se poser des questions sur le Pourquoi des mouvements et plus sur le Comment.
La lecture d'ouvrages traitant de la maîtrise des énergies à travers la pratique sportive nous ouvre les portes sur des interrogations beaucoup plus personnelles. C'est la quête du "Satori", ce fameux "Éveil" dont parlent nombres de récits anciens.
Le travail ou la mission d'un moniteur, d'un professeur ou d'un Maître est donc de donner à ceux qui veulent recevoir. L'art martial rejaillit sur les autres à travers nous-mêmes. Et c'est bien là, à mon sens, la clé de voûte de toute vie harmonieuse.
"La vraie Vie s'ouvre à ceux qui savent écouter leur Cœur et suivre leur Voie".
 
L'esprit de compétition qui existe depuis la nuit des temps, je le comprends comme la version ludique de l'instinct de survie.
De la diversité des êtres débouche naturellement la confrontation, qui elle, engendre la compétition. Mais la compétition n'a que faire de médailles, de spectateurs et d'argent. Peu importe d'ailleurs de perdre ou de gagner. Seul compte la satisfaction de la progression due à un travail constructif et inlassable. C'est dans cette optique que je concilie l'esprit des arts martiaux et la compétition.
 
Et le combat me direz-vous ?
Que faire quand le partenaire se mue en adversaire et s'en prend à votre intégrité corporelle?
La maîtrise des techniques conduit à une amélioration de notre mental. Plus nous connaissons de techniques, plus nous allons à l'essentiel : l'utilisation de la moindre énergie possible. Le but ultime étant une maîtrise telle de notre énergie interne qu'il n'est plus nécessaire de combattre. Notre adversaire "subit" notre volonté de ne pas combattre montrée par une attitude calme et déterminée.
 
Et si cela ne marchait pas ?
Si malgré notre volonté clairement exprimée de refuser le combat (ce qui n'est pas une défaite) nous sommes attaqués ou si nous sommes surpris par une ruse, alors il faut combattre de toutes ses forces et avec une détermination sans faille. En respectant cependant le principe de proportionnalité inscrit à l'article 32 du Code Pénal Suisse qui traite de la légitime défense.
 
Comme l'a écrit mon ami Alain Devegney dans un poème sur les arts martiaux :
"L'adversaire le plus difficile à battre, ce sera toujours soi..."